HELLOWEED

HELLOWEED
ROAWR.



LES BONBONS.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 21:36

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 11:27

HELL YEAH.

HELL YEAH.
J'économise :

hﻨrurgﻨes x Plastﻨques

Nez
Seins
Lèvres


мascottes x Géantes


Ѻrdﻨnateur x Portable






ƧӨ MΛΚΣ MӨПΣΥ MӨПΣΥ MΛΚΣ MӨПΣΥ MӨПΣΥ MӨПΣΥ ƧӨ ƬΛΚΣ MӨПΣΥ MӨПΣΥ ƬΛΚΣ MӨПΣΥ MӨПΣΥ MӨПΣΥ






# Posté le samedi 17 octobre 2009 15:42

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:15

pick: miki a NY avec BALTO.

pick: miki a NY avec BALTO.



Jsuis mal.
Ma vie va mal.
Jsais pu quoi faire..
Pacque y a pu rien a faire.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 16:54

Mes Autres Blogs

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Crap-On-Sale

Ctun Blog Ou Jvends Des Affaires laides :)

Take-Care-Of-A-Baby

Ctun Blog Humoristique .

pASSingxthough

Ctun Blog où je m'exprime enfin librement.



# Posté le samedi 15 août 2009 10:20

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 20:41

Si je peux faire tout c'que je veux.. alors pourquoi pas faire tout c'que jveux pas.

Si je peux faire tout c'que je veux.. alors pourquoi pas faire tout c'que jveux pas.





Mikii_Veut_Que_TU_Lui_Donne_:_
-Un DéfautPhysique.
-Une QualitéPhysique.
-Un DéfautPsychologique.
-Une QualitéPsychologique.


M i n i m u m 1. . M e r c i ,

# Posté le samedi 31 mai 2008 12:12

Modifié le samedi 01 août 2009 09:28

] You Can't Control Me Baby . [

 ] You Can't Control Me Baby . [


Jsuis Fatiguée, J'ai envie de tout Laisser tomber, Rien ne fonctionne comme il le faut. Tout ce que j'entreprends dérape. J'arrive plus à m'expliquer, c'est rendu une difficulté de m'exprimer. J'ai presque peur de la liberté, peur de la séquestration, peur de la solitude, peur de la compagnie. J'ai peur du temps, : Peur du passé, instable dans le présent, peur du future. J'ai peur de c'qui pourrait arriver. Je ne suis plus capable de me concentrer. Les mots pèsent sur mon cerveau et m'empêche de réfléchir. Je m'interroge sur l'existence, de tout et de rien, je m'interroge sur le sens de tout et de rien. Je découvre maintenant combien vaste est la question 'pourquoi'. Je suis minuscule, sous les étoiles. Mes pieds sur le sol, je me vois, je ne suis qu'une particule. Une infime molécule. Plus ou moins mal formée. Comme il se passe de chose, entre le ciel et ma tête. Entre mon oreille gauche et mon oreille droite, entre nous deux. je tente d'articuler, maladroitement, L'habileté n'est pas mon fort. J'ai tant de chose a dire. J'ai l'impression, que mon vocabulaire est trop limité. Comme s'il n'existait pas de mots assez puissant pour décrire mes pensées. Comme si aucune émotion existante ne pourrait définir mes sensations. J'ai l'impression qu'il manque certaine partie de ma vie ou j'étais absente. J'ai l'impression d'être ignorante. Je déteste cette sensation. J'apprends lentement. Je n'aime pas ça. J'ai envie d'explorer, de découvrir des émotions, des sensations plus intenses. J'ai soif d'apprendre. Malgré, certaines déficiences. J'ai envie de quelqu'un pour m'apprendre à apprendre. J'ai beaucoup de patience Mais le temps est long.J'ai besoin d'un appuis, d'une piste de d'atterrissage, j'ai peut-être été précoce, j'ai quitté trop tôt, j'ai décollé trop tôt pour sure. J'ai maintenant besoin d'un soutient, d'une pause, d'un repos. D'une épaule pour m'accoster. Une épaule pour pleurer, d'une chaleur corporelle sur laquelle je pourrais me coller, un contact physique. Et peut-être qui sait, une piste de décollage, pour me remonter, me donner du courage et de l'élan, lorsque je serais rétablie, guérie et prête. Quelqu'un pour m'apprendre a voler, a affronter. Je suis jeune, Malade et je perd mon temps. Je le gaspille. Je me prive. Je m'épuise, entre mes quatre murs blancs. Et mes yeux, ne se détachent que pour fixer l'horizon, limité, lorsque je regarde des feuilles anciennement blanches, maintenant tachées d'ancre. Mon crayon créer des vagues en mixant ce que je ressent.




# Posté le jeudi 19 février 2009 20:10

Modifié le samedi 10 octobre 2009 19:21

Cest Répugnant :

Cest Répugnant :
Mes espoirs, mes objectifs, mes intérêts, mes buts, mes rêves ; Ça fait longtemps qu'ils m'ont fuient. .


# Posté le samedi 07 février 2009 00:16

Modifié le samedi 19 septembre 2009 17:02

There's only 1 thing 2 do, 3 words 4 you , I Love You .

Je m'interroge

quotidiennement,

Est-ce-que je vis?....

Est-ce-que J'existe?....

Vis-Je sans exister?....

Existais-Je sans vivre?....
There's only 1 thing 2 do, 3 words 4 you , I Love You  .

# Posté le vendredi 06 février 2009 23:59

Modifié le dimanche 10 mai 2009 02:55

L'Auto Stoppeur - Anthony Horowitz



Pourquoi a-t-il Fallu Que Mon père Arrete la Voiture? Jai pourtant essayé de l'en dissuader. Je Savais que c'était une Mauvaise Idée. Évidemment il ne m'a pas écouté. Les parents n'écoutent Jamais. Rien de tout cela ne se serait produit s'il avait continué de rouler.
Nous étions partis en promenade, rien que nous trois, et cela avait été une journée vraiment formidable. Pour mon quinzième anniversaire, mes parents m'avaient emmené à SouthWold, une petite ville balnéaire sur la côte du Suffolk. Nous y étions arrivés juste à temps pour déjeuner et avions passé l'après-midi à nous balader sur la place, à faire du lèche-vitrines et à perdre de l'argent dans la minable galerie de jeux vidéo sur la jetée. [...] Nous avons pris le chemin du retour vers cinq heures. Il y avait un vrai coucher de soleil typique du Suffolk. Le ciel était gris, rose et bleu foncé, et presque trop vaste. Je me suis assis sur la banquette arrière et, quand la portière a claqué, j'ai éprouvée cette sensation intense et étrange que l'on éprouve à la fin d'une très bonne journée. J'étais triste qu'elle s'achève, mais heureux et fatigué, et content qu'elle soit finie.
Au bout d'une heure, il a commencé à pleuvoir. Ça n'a rien d'exceptionnel. Le temps change rapidement dans le Suffolk. Avant même d'avoir atteint l'autoroute, il tombait une pluis battante. Des rafales d'aiguilles grises fouettées par le vent. Tout à coup, devant nous, sur la route, nous avons apperçu un homme qui marchait rapidement, serrant sa veste contre lui. Il ne s'est pas retourné mais il avait dû nous entendre arriver car, soudain, il a levé la main, le pouce en l'air. Le signe universel de l'auto-stoppeur.
Nous étions à une centaine de mètres derrière lui. Mon père a parlé le premier.
-Je me demande où il va.
-Tu ne vas tout de même pas t'arrêter, a dit ma mère.
-Pourquoi pas? Il fait un temps de cochon. Regarde cette pluie!
[...]Je Dois vous préciser une chose au sujet de mes parents. L'un et l'autre ont l'air un peu plus vieux qu'ils ne le sont en réalité. Il y a une raison a cela : mon frère aîné, Eddy. Il est mort a Neuf ans. Mes parents ne s'en sont jamais vraiment remis. À moi aussi, il me manque. Bien sûr, il me chahutait un peu de temps en temps, comme tous les grands-frères, mais sa mort a été une chose terrible. Nous avonstous été très marqués et nous savons que le chagrin ne s'effacera jamais.
En tout cas, c'était typique de mon père de vouloir prendre l'homme en stop, et typique de ma mère de vouloir passer son chemin. Moi, sur la banquette arrière, j'ai dit : <<Ne t'arrête pas, papa. >> Mais il était déjà trop tard. Nous avions parcouru les cent mètres qui nous séparaient de lui et la voiture ralentissait. J'avais à peine terminé ma phrase qu'il freinait déjà.
La pluie tombait à verse et il faisait si sombre que je distinguais à peine l'homme. Il semblait très massif et très grand. Il avait des cheveux longs qui lui tombaient sur les yeux.
Mon père a baissé sa vitre électrique et a demandé È
-Où allez-vous?
- Ipswich.
Ipswich se trouvait à ne trentaine de kilomètres de là. Mamère n'a rien dit. Je sentais qu'elle était mal à l'aise.
-Vous allez là-bas à pied? s'est étonné mon père.
-Ma voiture est tombée en panne.
-Ah... Eh Bien, c'est notre route, nous pouvons vous déposer.
-Sylvain..., a soufflé doucement ma mère.
Trop tard. Le mal était Fait.
-Merci, a répondu l'homme en ouvrant la portière arrière.
Je crois que je ferais mieux de vous expliquer. La A 12 est une route droite, mal éclairée, monotone, qui par endroits traverse la campagne déserte sans aucune maison en vue. Nous étions justement dans un de ces endroits déserts. Il n'y avait aucun éclairage public. Garés sur la bas-côté, nous devions être pratiquement invisibles des autres voitures qui passaient à toute vitesse. C'était le genre d'endroit où il fallait être timbré pour prendre un inconnu en stop.
Parce que, voyez-vous, tout le monde connaît, Bellevue. C'est une bâtisse grande et laide non loin de WoodBridge, avec un mur d'enceinte de quinze mètres de haut surmonté de barbelés, et un portail en fer à ouverture électrique. Le nom est récent. Autrefois l'établissement s'appelait Prison de Haute Sécurité de l'Est Suffolk pour Aliénés Criminels. Nous n'en étions qu'à une quinzaine de kilomètres.
C'est ce que je voulais souligner. Lorsque vous roulez à quinze kilomètres d'un asile de fous dangereux, vous ne vous arrêtez pas dans l'obscurité pour prendre en stop quelqu'un que vous n'avez jamais vu. Vous devez vous dire que peut-être - juste peut-être - il a pu se produire une évasion ce soir-là. Peut-être qu'un des fous a tranché la gorge d'un gardien et s'est enfui dans la nuit. Dans ce cas, Quoi qu'il arrive, vous ne vous arrêtez pas.

La portière arrière a claqué et l'homme s'est installé sur la banquette arrière, avec sa veste luisante de pluie. Et la voiture a redémarré.
J'ai essayé de discerner ses traits dans la pénombre. Il avait un visage allongé, avec un menton carré et des petits yeux étroits. [...]
-Vous étiez en balade, aujourd'hui? a demandé l'homme.
-Oui, a répondu mon père, conscient d'avoir énervé ma mère et bien résolu à être aimable et bavard pour montrer qu'il n'avait pas honte de ce qu'il avait fait. Nous sommes allés à Southwold. C'est un endroit charmant.
-Ah oui?
Le type m'a regardé et j'ai remarqué qu'il avait une cicatrice en travers de la paupière, qui allait du front jusqu'à la joue, et qui semblait avoir un peu décalé l'oeil sur le côté.
-Vous connaissez Southwold ? a questionné mon père.
-Non.
-D'où veniez-vous?
L'homme a réfléchi un instant.
-Je suis tombé en panne près de LoweStoft.
J'ai senti qu'il mentait. D'abord, Lowestoft était très loin, dans le Norfolk. S'il était tombé en panne là-bas, comment avait-il réussi à arriver jusqu'à Southwold?
Comment vous appelez-vous? a demandé ma mère.
J'ignore pourquoi elle tenait à le savoir.
-Rueut, a-t-il répondu avec un lent sourire. Ian Rueut. Et cette jeune, c'est votre fille?
-Oui. Elle a eu treize ans avant hier.
-Alors, bon anniversaire, Mikaële.
Il a déplié sa main et me l'a tendue.
-Merci.
Je lui ai serré la main. Ça m'a fait l'effet de tenir un poisson mort. En même temps j'ai baissé les yeux et j'Ai vu que sa manche était retroussée sur son poignet. Quelque chose luisait sur sa peau, et ce n'était pas de l'eau de pluie. C'était rouge foncé, et ça dégoulinait jusqu'au bord de sa paume.
Du sang!
Le sang de qui? Le sien?
Il a retiré sa main et l'a cachée derrière lui. Il savait que je l'avais vue. Peut-être en avait-il voulu ainsi...
-Nous avons bien fait de rentrer, a dit ma mère car la pluie empirait.
-Sale temps. a renchéri mon père.
-Un enfer. a marmonné l'homme.
L'enfer. Drôle de mot pour parlé du temps. Il a bougé sur le siège.

Le tonnerre a grondé et, à cet instant précis, l'homme s'est retourné vers moi et a articulé trois mots. Il ne les a pas prononcés, seulement articulés en s'assurant que mes parents ne puissent le voir.
-Tu es morte.
Je l'ai dévisagé, complètement abasourdie. Souvent on est effrayé par certaines choses, mais on se dit que c'est l'imagination qui travaille, qu'on est complètement stupide. Avais-je tout imaginé? Avait-il dit autre chose?
Nous relions à environ 70 kilomètres à l'heure, sous la pluie battante. Je me suis détourné pour essayer d'ignorer l'homme assis à côté de moi. M.Rueut. Ce nom sonnait bizarrement et, sans réellement y réfléchir, je me suis mis à tracer les lettres sur ma vitre du bout de l'index:
RUEUT
Les lettres dégoulinaient. Ça m'a fait penser à du sang coulant d'une blessure. [...]
Le tonnerre a grondé une 2ième fois.
-Je vais te tuer, dit Rueut.
Il a dit cela si calmement que, cette fois, j'étais certaine d'avoir bien entendu. Cet homme était un fou. Il s'était évadé de Bellevue. Nous l'avions ramassé au milieu de nulle part et il allait nous tuer tous les trois. Je me suis penché pour essayer de capter le regard de mes parents. Mes yeux se sont posés sur le rétroviseur et j'ai vu le mot que J'avais tracé sur la vitre embuée quelques secondes auparavant mais, réfléchies dans le miroir, les lettres formaient un autre mot :
TUEUR
Que faire? Qu'auriez-vous fait à ma place? Nous roulions sous la pluie, à 70km/heure, dans l'obscurité, sur une grande route déserte bordée de champs d'un côté, et d'arbres de l'autre. Nous étions pris au piège dans une voiture avec un homme qui avait peut^-être un couteau sur lui, ou un revolver, ou pire. Mes parents n'étaient au courant de rien, et pour une raison inconnue l'homme m'avait dévoilé ses intentions. Quel choix fais-je?
je pouvais crier.
Mais alors il me sauterait dessus pour me bâillonner avant que j'aie le temps d'ouvrir la bouche. Je pouvais ruser. Prétendre que j'avais mal au c½ur. Demander à mon père d'arrêter le voiture... Mais mon père ne m'écoute jamais. [...]
Un détail m'est alors revenu en mémoire. J'étais assis derrière ma mère pour une raison précise. Le matin, mon père m'avait demandé de prendre cette place parce que, de l'autre côté, la portière fonctionnait mal. C'était une vieille voiture et la poignée d'une des portières était cassée. Mon père trouvais ça dangereux et avait insisté pour que je m'assoie de l'autre côté et attache ma ceinture. J'étais donc sanglé. Mais M.Rueut, lui, ne l'était pas.
Je me suis tourné pour m'installer plus confortablement. Aussitôt M.Rueut a été en alerte. J'ai senti que, si je tentais quelque chose, il faudrait agir vite. Il m'avait fait comprendre qui il était. Il savait que je savais. Il attendait plus ou moins une réaction de ma part.
-Nous vous laisserons au prochain rond-point, a dit mon père.
-Ce sera parfait.
Pourtant, l'auto-stoppeur n'avait pas la moindre intention de descendre au prochain rond-point. Son visage s'est assombri. Son ½il, sous la cicatrice, a tressauté. Sa main a glissé sous sa veste et s'est refermée sur quelque chose. Je n'avais pas besoin de le voir pour savoir ce que c'était. Un couteau. Une seconde plus tard sa main a réapparu et j'ai aperçu un éclat argenté. Il était facile de deviner ce qui allait se passer. L'homme m'attaquerait et mon père arrêterait le voiture. Que pouvait-il faire d'autre? Ensuite il se ferait poignarder à son tour. Puis ma mère.
J'ai hurlé. Et tout s'est déroulé dans un brouillard.
Je m'étais déjà mis en position, arc-bouté dans l'angle de la banquette, le dos contre la portière pour prendre appui, et j'ai détendu mes jambes d'un coup brusque. M.Rueut avait commis une erreur. En mettent une main dans sa poche, il ne pouvait se défendre. Mes 2 pieds l'ont frappé violemment, l'un à l'épaule, l'autre juste au dessus de la ceinture. J'y ai mis tout ma force, et il s'est trouvé projeté contre la portière défectueuse.
La serrure a cédé. M.Rueut n'a même pas eu le temps de crier. Le portière s'est ouverte et il a été aspiré dans la nuit et la pluie. Mon père avait dû accélérer sans que je m'en aperçoive car nous roulions à près de cent et le vent a paru emporter M.Rueut. Il s'est écrasé sur la route en effectuant une sorte de saut périlleux. Mais ce n'est pas tout. Un camion semi-remorque que je n'avais pas remarqué arrivait en sens inverse, à peu près à la même vitesse que nous. M.Rueut est tombé sous ses roues avant.
Ma mère a poussé un cri. Mon père a stoppé la voiture.
Le semi-remorque s'est arrêté.
Soudain, tout était silencieux, hormis le martèlement de la pluie sur le toit.
Mon père s'est retourné pour me regarder d'un air hébété. Le portière était toujours ouverte.
-Mais qu...?!
J'ai tout expliqué très vite. Le nom sur la vitre, les mensonges de Rueut, ce qu'il m'avait dit, le sang sur la main, le couteau. Ma mère était en état de choc. Elle était livide et pleurait sans bruit.
Mon père a attendu que j'ai e terminé, puis il a posé une main sur le bras.
-Tout va bien, Mikaële. Attends-moi ici.
Il est descendu de la voiture. Je l'ai regardé s'éloigner par la vitre arrière. Le conducteur di camion s'était garé sur le bas-côté et mon père l'a rejoint. On ne voyait plus M.Rueut. Il avait dû être traîné sur une grande portion de la route. Ce qui s'était passé était horrible, mais je n'avais plus peur. J'avais fait ce que j'avais à faire. J'avais sauvé mes parents, et moi avec. On 'aurait jamais dû s'arrêter.
Mon père a discuté avec le camionneur pendant quelques minutes, puis il est revenu à la voiture. Il pleuvait moins fort mais il était quand même trempé.
-Le conducteur du camion va prévenir la police, a dit mon père. Comme nous sommes presque arrivés, nous allons continuer. Il donnera tous les détails à la police.
-Tu lui as expliqué ce qui s'était passé, Sylvain?
-Oui.
Mon père s'est assis au volant. Ma mère pleurait toujours.
-Il sait que tu as fait ce qu'il fallait. Ne t'inquiète pas. Nous allons partir.
Nous avons roulé une dizaine de minutes et, nous sommes arrivés devant un grand mur de briques hérissé de pointes, et nous nous sommes arrêtés devant un portail en fer, muni d'un système d'interphone. Il y a eu un déclic et le portait s'est ouvert automatiquement.
Je savais où nous étions. À Bellevue. L'hôpital de Haute Sécurité pour Aliénés Criminels. Mon père devait leur raconter notre aventure. Il s'était mis d'accord avec le conducteur du camion. Comme c'était de là que venait M.Rueut, il fallait les prévenir.
J'ai demandé à mon père si c'était pour cela que nous étions venus.
-Oui. C'est pour ça que nous sommes là.
Nous avons roulé jusqu'à une grande bâtisse victorienne en briques rouge sang, avec des tours et des fenêtres à barreaux. J'ai compris d'où venait le nouveau nom de l'établissement, Belle-vue, en voyant les jolis jardin, les vastes pelouses illuminées par les projecteurs. Avant même que la voiture s'arrête, la porte d'entrée de la maison s'est ouverte et un barbu chauve en blouse blanche est sorti en courant.
-Attends-moi, a dit à nouveau mon père.
Je suis resté avec ma mère pendant qu'il discutait avec le barbu. Cette fois j'ai réussi à entendre ce qu'ils disaient. C'était surtout mon père qui parlait.
-Vous aviez tort, Dr Fielding. Vous aviez tort. Jamais nous n'aurions dû l'emmener...
-Personne ne pouvait prévoir. Il allait si bien. Je pensais qu'il était .. normal. Et puis...
-Je ne sais quoi vous dire, monsieur Fisher.
Je ne..
-Plus jamais, Dr Fielding. Pour l'amour du ciel! Plus jamais.
Ils se sont approchés de la voiture. Mon père s'est penché et a dit:
-Nous allons entrer avec le Dr Fielding.
-D'accord, ai-je répondu.
Ma mère n'a pas levé les yeux quand je suis descendu de la voiture. Elle ne m'a même pas dit au revoir. Ça m'a rendu un peu triste.
Le Dr Fielding m'a posé une main sur l'épaule.
-Entrons, Mikaële. Nous devons parler de ce qui s'est passé.
-D'accord.
Plus tard, on m'a dit que le nom de l'auto-stoppeur était Turet et que j'avais mal entendu. Apparemment, il travaillait comme jardinier dans la banlieue de Lowestoft. Sa voiture était tombée en panne et il avait réussi à gagner Southwold en auto-stop. C'était là que nous l'avions rencontré. On M'a expliqué que c'était de la boue qu'il avait sur la main, et non du sang. Et que, quand ils ont ramassé ce qui restait de lui sur la route, il tenant dans la main un étui à cigarette, et non un couteau.
C'est ce qu'on m'a raconté, mais je ne l'ai pas cru. On m'a aussi raconté des tas de mensonges quand mon frère Eddy est tombé sous la train. On voulait même me faire croire que c'est moi qui l'avais poussé! Les gens ne comprennent rien.
Me voilà de retour dans ma chambre, devant la même fenêtre à barreaux et le même paysage. C'était pourtant une si belle journée. J'espère que je n'attendrais pas encore neuf ans avant de sortir avec mes parents.


 L'Auto Stoppeur - Anthony Horowitz

# Posté le mardi 26 août 2008 21:41

Modifié le samedi 19 septembre 2009 19:41

Deez Nuts - i Hustle everyday.

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# Posté le samedi 19 janvier 2008 15:36

Modifié le dimanche 17 mai 2009 11:51